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Moins de route, plus de trains : un choix de société pour notre territoire

À Saint-Martin-de-Crau, la mobilisation « Moins de routes, plus de trains » ne relève pas du symbole : elle s’est déroulée au cœur d’un territoire directement menacé par le projet de contournement autoroutier d’Arles et par l’expansion du Grand Port maritime de Marseille.

 

Entre les flux de camions, les projets d’infrastructures et la fragilité des milieux naturels, le choix de société qui se dessine ici concerne toute la région.

 

Une manifestation qui dit non aux autoroutes de demain

 

Le 30 mai 2026, habitantes et habitants, associations, syndicats et collectifs se sont rassemblés à proximité de la gare de Saint-Martin-de-Crau pour réclamer un changement radical de politique de transport : moins de routes, plus de trains, plus de fret ferroviaire, et une véritable priorité donnée au service public SNCF.

 

Les slogans dénonçaient la fuite en avant autoroutière et l’incohérence d’investissements massifs dans le bitume à l’heure de l’urgence climatique et de la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Le contournement d’Arles, un projet lourd de conséquences

 

Au cœur des revendications, le projet de contournement autoroutier d’Arles, présenté comme une solution aux embouteillages mais porteur d’impacts considérables sur les terres agricoles, les espaces naturels et la santé des riverains.

 

L’aménagement de nouvelles infrastructures et la perspective d’aires de service géantes viennent renforcer la dépendance au trafic routier alors qu’une modernisation de la voie ferrée, du fret et des trains du quotidien constituerait une alternative plus sûre, plus sobre et moins destructrice.

 

Grand Port de Marseille : plus de camions, plus de pression sur les territoires

 

En arrière-plan, le développement du Grand Port maritime de Marseille se traduit, sur le terrain, par une intensification des flux de marchandises qui traversent la Crau, la Camargue et le couloir rhodanien.

 

Faute de politique volontariste de report modal vers le rail et le fluvial, ces flux se concentrent sur la route, saturant les axes existants et justifiant au passage de nouveaux projets autoroutiers, comme celui d’Arles, au détriment des terres agricoles et des milieux naturels.

 

Une logique de corridor qui fragilise la Camargue et la Crau

 

La combinaison du contournement d’Arles, des grands projets routiers et de l’extension portuaire crée un véritable corridor logistique, où la circulation des poids lourds prime sur la protection de la biodiversité et des paysages.

 

Pour la Crau, la Camargue et les zones humides du delta du Rhône, cela signifie davantage de pollution atmosphérique, de nuisances sonores, de fragmentation des habitats et de risques pour la faune, alors même que ces espaces sont reconnus pour leur importance écologique.

 

Le train, colonne vertébrale d’un autre modèle

 

Face à cette logique, la mobilisation « Moins de routes, plus de trains » a défendu un autre scénario : un développement du Grand Port de Marseille qui s’appuie prioritairement sur le rail et le fluvial, avec des sillons fret renforcés, des triages modernisés et une desserte ferroviaire structurante vers l’hinterland.

 

En renforçant les lignes de proximité, en investissant dans le fret ferroviaire et en améliorant l’offre voyageurs, le territoire pourrait réduire drastiquement le trafic routier, limiter la pression sur les paysages et garantir des emplois durables sans sacrifier l’environnement.

 

Un appel à réorienter les investissements publics

 

Les manifestant·es demandent que les milliards destinés aux projets routiers soient réorientés vers le réseau ferroviaire de proximité, les trains du quotidien et le fret, en cohérence avec les objectifs climatiques nationaux et européens.

 

Cette réorientation est présentée comme une condition indispensable pour rendre crédible le discours officiel sur la transition écologique, et pour éviter que la Crau et la Camargue ne deviennent de simples couloirs de circulation pour les marchandises du port.

 

NACICCA : défendre le territoire, porter une vision

 

En organisant et soutenant l’opération « Moins de routes, plus de trains », NACICCA a rappelé que le combat contre le contournement d’Arles et contre l’hégémonie du camion n’est pas un refus du développement, mais la défense d’un autre modèle : un développement maîtrisé, compatible avec la protection des milieux, de l’agriculture et de la santé des habitant·es.

 

Notre association appelle les pouvoirs publics à tirer les conséquences des mobilisations locales, à ouvrir le débat sur les choix d’infrastructures et à faire du rail et des transports collectifs la colonne vertébrale des politiques de mobilité.

Retour en photo sur la journée du 31 mai 2026

Moins de routes, plus de trains !

Samedi 30 mai, environ 70 personnes se sont rassemblées devant la gare de Saint-Martin-de-Crau à l’appel du collectif « En travers de la route » pour réclamer la création d’un terminal de fret ferroviaire et s’opposer au projet de contournement autoroutier d’Arles.

 

Une zone logistique déconnectée du rail

 

Ce rassemblement s’inscrivait dans une journée d’action nationale menée par le collectif « La Déroute des routes », aux côtés de Sud Rail et de l’Alliance Écologique et Sociale. Une dizaine d’associations locales – dont Nacicca, Changeons d’Avenir, Extinction Rebellion, Agir pour la Crau, Arles Camargue Environnement et France Nature Environnement 13 – ont uni leurs forces pour dénoncer une aberration écologique.

 

Le constat est frappant : la gare de Saint-Martin-de-Crau est desservie par la ligne Paris-Lyon-Marseille, et pourtant la zone logistique qui l’entoure – l’une des plus grandes d’Europe avec 1 million de m² d’entrepôts – n’est jamais reliée au rail. « Tout est transporté par camions. Sur les 7 500 camions quotidiens qui empruntent la RN113, une bonne part livre cette zone logistique », explique François Cavallo, membre de Nacicca. Chaque année, plus d’un million de conteneurs transitent par Fos-sur-Mer, mais seulement 17 % sont acheminés par le train.

 

 

Un projet d’autoroute contesté

 

La commission d’enquête publique a rendu un avis défavorable au projet de contournement autoroutier, et 70 % des avis publics exprimés y sont également opposés. Pourtant, le coût estimé de cette infrastructure s’élève à 1,3 milliard d’euros, soit bien plus que la réhabilitation de l’existant.

« Pas besoin de construire de nouvelles voies. Il y a des choses à faire avec l’existant. Réhabiliter et rénover le réseau existant aura un coût bien inférieur à celui du contournement », insiste François Cavallo.

 

Les atouts du ferroviaire

 

Fabien Villedieu, secrétaire général de Sud Rail, venu spécialement de Paris en train pour l’occasion, a rappelé les avantages indéniables du transport ferroviaire, chiffres à l’appui :

  • Écologie : 0,1 % des gaz à effet de serre émis par le fret ferroviaire, contre 34 % pour le trafic routier.
  • Sécurité : 3 500 morts sur les routes en 2025, contre un seul dans le train.
  • Économies : 30 % des trajets TER sont moins chers que la voiture.
  • Indépendance énergétique : consommation d’énergie six fois moindre que celle des camions.

 

Un soutien politique

 

Le député LFI de l’Hérault, Sylvain Carrière, membre de la commission Développement durable et aménagement du territoire à l’Assemblée nationale, a tenu à être présent. « Je suis pour moins de béton, et plus de wagons. Les contournements nous sont vendus comme un désenclavement, mais les gares TGV sont de plus en plus éloignées. L’impact est dramatique », a-t-il déclaré.

 

Isabelle Charnoz, élue à la Ville de Saint-Martin-de-Crau en charge l’Environnement et de la Transition Ecologique était également présente et a pris la parole.  » À Saint-Martin-de-Crau, la création d’un pôle d’échanges multimodal dédié au transport de marchandises constitue une réponse concrète aux enjeux économiques et environnementaux que nous devons relever collectivement. Notre commune dispose déjà d’atouts majeurs, avec des infrastructures ferroviaires existantes au cœur de la zone logistique. Leur modernisation et leur renforcement représentent une opportunité stratégique pour accompagner le développement du territoire tout en limitant son impact environnemental. ».

 

Une alternative crédible

 

Le collectif « En travers de la route » demande la création d’un pôle multimodal sur la commune pour enfin mettre les conteneurs sur les rails. Après les discours, les participants ont déambulé dans la zone logistique pour constater que les rails étaient déjà présents – bien avant les entrepôts. Selon le Collectif, il suffirait de les réhabiliter et de les prolonger.

 

« On est à un moment crucial. Il faut mettre le paquet sur le train, fret et voyageurs », conclut Fabien Villedieu. « C’est bon pour la planète, pour le portefeuille, et pour la sécurité. »



Assemblée générale de l’association

Chères fidèles adhérentes et adhérents de NACICCA,
nous organisons notre Assemblée Générale prochainement.

 

On vous donne rendez-vous le Samedi 30 mai 2026 de 10h à 12h à la Salle Aqui Sian Ben, 27 rue des compagnons, 13310 St Martin de Crau.

 

L’ordre du jour est le suivant :

0) Accueil café à 9h30
1) 10h00 début de l’AG
2) Présentation du rapport moral
3) Présentation des activités 2025
4) Présentation du rapport financier 2025
5) Renouvellement du Conseil d’Administration
6) Questions diverses
7) Actualités 2026

Si des membres actifs souhaitent rentrer au Conseil d’Administration, qu’ils nous le fassent savoir par retour de courriel.

 

L’Assemblée Générale est ouverte à toutes et tous, vous pouvez donc venir accompagné.es si vous le souhaitez, mais seuls les adhérent.es à jour de leur cotisation 2025 pourront prendre part aux votes.

 

En cas d’empêchement, vous pouvez vous faire représenter par un.e autre membre de l’association muni.e d’un pouvoir régulier. Merci dans ce cas de nous écrire afin qu’on vous envoi le document nécessaire à remplir.

Après l’assemblée générale, nous vous proposons un repas tiré du sac dans l’Arboretum, à proximité de la salle.

Pour adhérez en 2026, vous pouvez:
– en ligne sur Helloasso
– par chèque avec un bulletin d’adhésion complété (ci joint) à l’adresse suivante : NACICCA, Maison de la vie associative, Bd des lices, 13200, Arles
– sur place avant l’AG en chèque ou espèces

NACICCA est une association agréée de protection de l’environnement, vos dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66% du montant versé, dans la limite de 20% du revenu imposable et un reçu fiscal vous sera délivré à cet effet
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Amicalement,

Moins de routes, plus de trains !

Nous vous donnons rendez-vous devant la gare de Saint-Martin-de-Crau samedi 30 mai à 14h pour un évènement qui s’inscrit dans le cadre de la journée d’actions nationales, Moins de routes plus de trains, portée par la Déroute des routes, Sud-rail ainsi que l’Alliance écologique et sociale.
Le collectif En travers de la route, dont NACICCA, est partie prenante de cette journée.

Au programme des prises de paroles associatives, syndicales et politiques, une conférence, une déambulation festive ainsi qu’un moment d’artivisme.

 

À travers cet évènement nous souhaitons mettre en avant nos alternatives au projet de contournement autoroutier d’Arles.

 

Suite au rapport de la commission d’enquête publique donnant un avis défavorable à ce projet, nous pensons qu’il est temps d’étudier enfin un ensemble de vrais solutions alternatives. Parmi celles-ci, la nécessaire défense du fret ferroviaire et son développement. Alors que la zone logistique de St-Martin est une des plus importantes de France et qu’elle s’est développée de part et d’autre de la voie ferrée, les marchandises partent pourtant par la route.
Comment remédier à cela ? Nous en parlerons ce jour-là.

 

Pendant que certains acteurs économiques et politiques locaux sont dans le déni vis-à-vis du rapport de la commission d’enquête, il est important de montrer notre mobilisation et notre détermination contre ce projet autoroutier tout en valorisant des alternatives respectueuses du territoire.

 

Rendez-vous le samedi 30 mai !

 

 

 



Autoroute d’Arles, un avis défavorable !

Rapport de la commission d’enquête du contournement autoroutier,
un véritable camouflet pour le projet !

 

 

Nous l’attendions avec impatience et une certaine fébrilité, le rapport de la commission d’enquête concernant le contournement autoroutier d’Arles a été publié ce mardi 3 mars. Il fait le bilan de l’enquête publique qui s’est déroulée du 17 novembre 2025 au 2 janvier 2026. Cette procédure obéit à des règles très précises et l’analyse a porté sur l’information au public, l’intérêt général du projet, la nécessité des expropriations, les critères socioéconomiques et financiers, l’environnement et la santé (article 5 de la charte de l’environnement) et enfin l’acceptabilité sociale du projet.

 

L’avis de la commission d’enquête est sans appel : elle considère que les inconvénients de l’opération l’emportent sur ses avantages et elle émet à l’unanimité de ses membres un avis défavorable à la déclaration d’utilité publique du projet.

 

Tous les critères d’analyses sont négatifs :

 

  • L’information au public : avis défavorable, à cause de l’absence de pièces au dossier ;

 

  • L’intérêt général : avis réservé, notamment car le projet ne résout pas les nuisances mais les déplace vers des nouvelles zones jusqu’alors préservées. De plus, la justification par le maitre d’ouvrage d’un gain de temps de 5 à 6 minutes pour le transit européen est dérisoire en rapport d’un investissement d’au moins 1,135 milliard d’euros ;

 

  • La nécessité d’expropriation : avis défavorable, les inconvénients d’ordre social, agricole et économique induits par ces expropriations apparaissent excessifs au regard de l’intérêt que présente l’opération ;

 

  • Les critères socioéconomiques et financiers : avis très défavorable, la soutenabilité financière du projet n’est pas démontrée de manière robuste et la rentabilité affichée apparaît vulnérable aux moindres chocs économiques ou dérapages budgétaires ;

 

  • L’environnement et la santé : avis très défavorable, la commission considère que les atteintes substantielles et irréversibles à l’environnement ainsi que les risques pour la santé publique à l’échelle du territoire du Pays d’Arles l’emportent nettement sur le bénéfice local recherché de délestage urbain et d’achèvement de l’axe autoroutier Italie-Espagne ;

 

  • L’acceptabilité sociale : avis défavorable, les bénéfices sociaux sont localisés et incertains, tandis que les inconvénients et les atteintes au cadre de vie présentent un caractère diffus, durable et difficilement réversible.

 

En bref, rien ne va dans ce projet !

 

Et pour couronner le tout, plusieurs collectivités locales ne semblent pas vouloir accompagner le projet. Le Conseil régional n’a même pas adressé son avis alors qu’il est obligatoire. Si le Conseil départemental donne un avis favorable, il émet les mêmes inquiétudes que nous sur les conséquences sur le réseau secondaire et la circulation locale. Mais la vice-présidente du CD13 déléguée aux routes va plus loin et remet en question la nécessité d’une infrastructure lourde et suggère qu’il serait préférable de travailler sur l’existant, plutôt que de réaliser de nouveaux équipements lourds qui seraient à regretter.

 

Aucune de ces deux collectivités ne souhaite participer à la subvention d’équilibre réclamée aux collectivités, dont le montant serait entre 150 et 200M€.

 

La commission d’enquête relève que pour la Maire de Saint-Martin-de-Crau, le projet actuel sacrifie l’intérêt des riverains et le budget des ménages au profit du développement de Fos.
Ce que nous dénonçons depuis des années.

 

Le public ne s’y est pas trompé : parmi les 1852 contributions déposées, 68,3% sont défavorables au projet. Seuls 15% des contributions se déclarent favorables sans réserve à sa réalisation.

 

Ce rapport est accablant et vient contredire l’entêtement des pouvoirs publics depuis 25 ans. Au regard de l’actualité et des projets similaires en France, cet avis défavorable est aussi un signal fort et historique envoyé à l’État et aux aménageurs : nous ne pouvons plus ignorer les questions environnementales et sociales dans les projets d’infrastructures. Ces sujets doivent être au coeur des décisions.

 

Nous pensons qu’il est temps d’arrêter de s’acharner à tenter de faire vivre un projet archaïque et nous demandons à l’État d’abandonner une bonne fois pour toute ce projet qui n’est ni fait, ni à faire. Nous avons déjà perdu trop de temps. Depuis trente ans ce projet autoroutier empêche toutes alternatives et tous travaux afin d’améliorer les infrastructures existantes.

 

Nous souhaitons qu’une nouvelle page s’ouvre sur l’études de solutions alternatives combinées : utilisation de la continuité autoroutière existante A9-A7 via Orange, réaménagement de l’existant, infrastructures anti-bruit, régulation dynamique de la vitesse, développement d’infrastructures de mobilité douce sur Arles, nouvelles liaisons inter quartiers, un vrai schéma de mobilité sur l’ensemble du Pays d’Arles et le développement du fret ferroviaire. Pour cela, nous sommes prêts à apporter nos propositions, à écouter celles d’autres associations et collectifs, à travailler avec les élus, les services techniques de l’État et des différentes collectivités, et bien évidemment à travailler avec l’ensemble des arlésiennes et des arlésiens.

 

Si l’État ignore le rapport de la commission d’enquête et souhaite passer en force, nous défendrons ce plébiscite démocratique sans rien céder.

 

Stop au contournement d’Arles.

 



Bilan du comptage des oiseaux sur le tracé THT 25/01/2026

Fin janvier, l’association Nature et Citoyenneté Crau Camargue Alpilles (NACICCA), membre du collectif Stop THT, a organisé un nouveau comptage d’oiseaux au sein du fuseau de la ligne THT, qualifié par RTE de « moindre impact » (FMI).

 

Pour rappel, le projet de ligne à THT traverserait le Parc naturel régional de Camargue, la Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau et quatre zones classées Natura 2000. La Camargue compte plus de 350 espèces d’oiseaux, dont de nombreuses espèces qui seraient susceptibles d’être victimes de cette infrastructure électrique par un risque de collision important.

 

Ces impacts concernent en particulier des espèces protégées et menacées, bénéficiant de plans nationaux d’actions (PNA) comme l’Outarde canepetière, le Ganga cata, l’Aigle de Bonelli, le Butor étoilé, ainsi que de nombreuses autres espèces de gros oiseaux rares ou emblématiques de la Camargue telles que le Flamant rose, la Grue cendrée, la Spatule blanche, la Cigogne blanche ou les rapaces.

 

 

 

L’objectif de cette opération était de mettre en évidence les déplacements quotidiens et incessants des grands oiseaux en Terre d’Argence, en Camargue et en Crau. Ces comptages sont avant tout symboliques et ne sont pas censés être une base scientifique pour contrer le projet. Néanmoins, cette opération et ses résultats ont vocation à sensibiliser et montrer l’absurdité du projet de RTE.

 

Nous rappelons que les critères de choix du « fuseau à moindre impact » n’ont été ni présentés ni argumentés, de même qu’ aucune étude d’impact n’a été présenté lors de la concertation « Fontaine » ou lors du débat public « Fos Berre Provence – un avenir industriel en débat ».

 

Le 25 janvier, nous étions près de 70 observatrices et observateurs répartis le long de 19 points couvrant une bonne partie du FMI, de Beaucaire aux portes de la Crau.

 

 

 

 

De 7h30 à 11h, ce sont plus de 17 800 oiseaux de 24 espèces différentes qui ont été recensé, traversant le fameux fuseau de « moindre impact ».

 

A noter encore plus de 6200 Grues cendrées, 2300 Flamants roses, 137 Outardes canepetières.

 

Au fil de ces quatre opérations de comptage (3h30 de suivi à chaque fois), en retenant 32 espèces de grande taille, nous avons recensé respectivement 13 100, 23 690, 16 084 et 17 809 oiseaux, au sein du fuseau de « moindre impact ». Ces opérations ont bien réussi à mettre en évidence le très haut niveau de fréquentation de ce territoire par ces espèces.

 

 

 

Il est à noter encore une fois les gros effectifs de Grue cendrée de la plaine de Beaucaire au Plan-du-Bourg. Des effectifs importants de Milan royal ont été recensés en Terre d’Argence et en tête de Camargue. Sur l’ensemble des points, les espèces de la famille des hérons sont représentées, tout comme de nombreux rapaces. Les Outardes canepetières restent nombreuses en Terre d’Argence.

 

Il est à noter que les conditions météorologiques défavorables les jours précédents ont sans doute influer la distribution de certaines espèces.

 

Les données collectées sont publiques et seront transmises au Muséum National d’Histoire Naturelle, qui centralise les données naturalistes en France.

 

 

Résultats bruts

 

Espèce 25 janvier 2026
Grue cendrée 6281
Goéland leucophée 6097
Flamant rose 2300
Vanneau huppé 862
Ibis falcinelle 610
Mouette rieuse 445
Grand Cormoran 422
Cigogne blanche 195
Héron garde-bœufs 178
Outarde canepetière 137
Aigrette garzette 42
Buse variable 42
Milan royal 37
Mouette mélanocéphale 33
Héron cendré 26
Cygne tuberculé 22
Grande aigrette 22
Faucon crécerelle 21
Busard des roseaux 12
Busard Saint-Martin 8
Faucon émerillon 7
Épervier d’Europe 6
Corbeau freux 2
Faucon pèlerin 2
TOTAL général 17809



Acte 4 ! Grand comptage des oiseaux menacés par la ligne THT

Nous vous invitons à rejoindre les bénévoles de l’association Nacicca le dimanche 25 janvier 2026 de 7h30 à 11h pour un grand comptage des oiseaux emblématiques de notre territoire et menacés par la ligne aérienne THT 400 000 volts.

 

 

L’objectif de cette opération est de mettre en évidence les déplacements quotidiens et incessants des grands oiseaux en Terre d’Argence, en Camargue et en Crau en particulier sur le périmètre du fuseau dit « de moindre impact » élaboré par RTE, afin de montrer le risque de collision des oiseaux avec l’infrastructure THT. L’opération est ouverte à toutes et tous.

 

Le protocole est le suivant : • Un ornithologue confirmé par point d’observation; • Un point fixe d’observation de 7h30 à 11h, les équipes ne changent pas de point et ne se déplacent pas; • Il s’agit de relever les présences (espèce et nombre) des oiseaux en vol dans un périmètre donné, correspondant à un morceau du fuseau, selon une carte à disposition; • Espèces cibles : Grue cendrée, Flamant rose, Cigogne blanche, Cygne tuberculé, Oie cendrée, Héron cendré, Grande aigrette, Aigle de Bonelli, Buse variable, Milan royal, Busard des roseaux, Busard St-Martin, autre gros rapaces, Outarde canepetière, Ganga cata, etc;

 

A l’issue du comptage, nous nous retrouverons pour un débrief et un point presse aux tables de pique-nique située au bord du Rhône derrière le Musée Départemental de l’Arles Antique à partir de 11h15. La rencontre sera suivie d’un pot de l’amitié et d’un pique-nique tiré du sac.

 

Si vous êtes ornithologue, contactez-nous à contact@nacicca.org et nous vous indiquerons où votre aide sera la plus utile.

Si vous voulez participer comme accompagnant, nous vous proposons de rejoindre directement le point de votre choix.

 

4 secteurs identifiés : Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 1 au Nord d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

 

Trouvez-le point le plus proche de chez vous dans le secteur 2 à l’ouest d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

 

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 3 au sud-ouest d’Arles, de part et d’autre du Rhône (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

 

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 4 des Marais du Vigueirat et de la Crau (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

  Pour nous rejoindre : contact@nacicca.org