Archives de catégorie : Actualités

Les dernières actualités de NACICCA

Grand comptage des oiseaux menacés par la ligne THT – Acte 3

Nous vous invitons à rejoindre les bénévoles de l’association Nacicca le dimanche 30 novembre 2025 de 7h30 à 11h
pour un grand comptage des oiseaux emblématiques de notre territoire et menacés par la ligne aérienne THT 400 000 volts.

 

L’objectif de cette opération est de mettre en évidence les déplacements quotidiens et incessants des grands oiseaux en Terre d’Argence, en Camargue et en Crau en particulier sur le périmètre du fuseau dit « de moindre impact » élaboré par RTE, afin de montrer le risque de collision des oiseaux avec l’infrastructure THT. L’opération est ouverte à toutes et tous.

 

Le protocole est le suivant :
• Un ornithologue confirmé par point d’observation;
• Un point fixe d’observation de 7h30 à 11h, les équipes ne changent pas de point et ne se déplacent pas;
• Il s’agit de relever les présences (espèce et nombre) des oiseaux en vol dans un périmètre donné, correspondant à un morceau du fuseau, selon une carte à disposition;
Espèces cibles : Grue cendrée, Flamant rose, Cigogne blanche, Cygne tuberculé, Oie cendrée, Héron cendré, Grande aigrette, Aigle de Bonelli, Buse variable, Milan royal, Busard des roseaux, Busard St-Martin, autre gros rapaces, Outarde canepetière, Ganga cata, etc;

 

A l’issue du comptage, nous nous retrouverons pour un débrief et un point presse aux tables de pique-nique située au bord du Rhône derrière le Musée Départemental de l’Arles Antique à partir de 11h15. La rencontre sera suivie d’un pot de l’amitié et d’un pique-nique tiré du sac.

 

Si vous êtes ornithologue, contactez-nous à contact@nacicca.org et nous vous indiquerons où votre aide sera la plus utile.

Si vous voulez participer comme accompagnant, nous vous proposons de rejoindre directement le point de votre choix.

 

4 secteurs identifiés : Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 1 au Nord d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

Trouvez-le point le plus proche de chez vous dans le secteur 2 à l’ouest d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 3 au sud-ouest d’Arles, de part et d’autre du Rhône (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 4 des Marais du Vigueirat et de la Crau (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

  Pour nous rejoindre : contact@nacicca.org

Mobilisation contre le contournement autoroutier d’Arles les 27 et 28 septembre 2025

Le collectif « En travers de la route » s’est constitué pour lutter contre le projet autoroutier d’Arles, défendre les terres naturelles et agricoles et promouvoir des alternatives pour répondre aux nuisances de la RN113. Le collectif est composé d’une dizaine d’associations et de mouvements locaux, qui ont décidé d’unir leurs forces face à ce projet. Alors qu’une enquête publique est prévue à l’automne, nous voulons sensibiliser la population locale aux impacts de ce projet.

 

Nous vous convions les 27 et 28 septembre prochain pour un weekend de mobilisation contre ce projet autoroutier.

 

Au programme, le samedi après-midi, des tables-rondes réunissant spécialistes, militants et acteurs locaux, des ateliers pour les grands et les petits, un espace buvette et une grande soirée musicale avec le concert de Fatum Fatras. Restauration sur place à prix libre. Vous avez la possibilité de camper sur place.

 

Rendez-vous le samedi 27 à Longo Maï au Mas de Granier à Saint-Martin-de-Crau. Accueil à partir de 13h30, début des débats à 14h.
Le dimanche matin, nous vous proposons de partir à la découverte du tracé, à pied, pour un cortège festif suivi d’un pique-nique tiré du sac.

 

Rendez-vous le dimanche 28 au Mas du Lion sur la route de Villevieille Crau, à Arles (Lat : 43,6475 Long : 4,6725), près de la Draille marseillaise, dès 9h30 pour un accueil autour d’un café et d’un petit déjeuner suivi d’ateliers créatifs.

 

Pour comprendre les impacts de ce projet autoroutier, nous vous invitons à visionner cette vidéo que le collectif a réalisé :
https://www.youtube.com/watch?v=IUY_zIuLpuY

 

Vous pouvez également consulter notre site internet : https://contournement-arles.fr

 

Enfin, si vous souhaitez nous aider à financer ce weekend vous pouvez apporter une participation libre ou un don, via la page HelloAsso de l’association Nacicca : https://www.helloasso.com/associations/nacicca/evenements/en-travers-de-la-route-1
(Toutes les associations membres du collectif sont composées de bénévoles et ne reçoivent aucune subvention)

Bilan du comptage des oiseaux sur le tracé de la ligne THT du 26 janvier 2025

Le 26 janvier 2025, nous étions près de 60 observateurs répartis le long de 19 points d’observation pour dénombrer tous les oiseaux de grandes tailles en vol ou au sol, au sein du fuseau dit de moindre impact (FMI) du projet de ligne THT porté par RTE.

 

Après un comptage similaire en novembre 2024, l’objectif de ce second passage était d’appuyer les observations réalisées précédemment pour montrer les déplacements incessants des oiseaux dans les territoires traversés par ce projet (Terre d’Argence, Camargue et Crau), en particulier au maximum de la période d’hivernage.

 

En seulement une matinée et ne couvrant pas la totalité du FMI, les observateurs présents ont encore noté des effectifs particulièrement conséquents d’oiseaux traversant ce FMI. Ces chiffres, très parlants, remettent totalement en cause cette théorie du « moindre impact ».

Pour rappel, les espèces ciblées étaient en priorité : la Grue cendrée, le Flamant rose, la Cigogne blanche, le Busard des roseaux, le Busard St-Martin, la Buse variable, l’Aigle de Bonelli et les autres aigles, les Vautours, le Milan royal, l’Oie cendrée, le Héron cendré, la Grande Aigrette, l’Aigrette garzette, le Cygne tuberculé, l’Outarde canepetière, le Goéland leucophée, ou le Grand cormoran,…

Les données collectées sont publiques et seront versées à l’INPN. Elles n’ont pas vocation à contrer les études réalisées par RTE, n’étant qu’une photographie instantanée des déplacements de l’avifaune présente. Cette opération et ces données ont vocation à sensibiliser et montrer l’absurdité du discours de RTE.

 

Quand plus de 26 000 oiseaux traversent en 3h30 l’emplacement d’un projet de ligne très haute tension, et ce dans des territoires aux nombreuses mesures de protection environnementales, cela laisse supposer de nombreux impacts néfastes sur ces espèces et va à l’encontre des mesures de protection prises localement et sur d’autres territoires fréquentés par certaines espèces migratrices.

 

Ces données seront donc transmises à RTE pour les mettre face aux conséquences de leur projet.

 

Un immense merci à toutes et tous pour votre participation !

 

Résultats du comptage

 

Un total de 26 712 individus de 33 espèces différentes ciblées a été observé. Les Grues cendrées sont sur les plus représentées mais il est intéressant de noter les effectifs importants de Cigognes blanche, et de rapaces.

L’opération réussit bien à mettre en évidence le très haut niveau de fréquentation de ce territoire par des oiseaux sensibles aux collisions avec les lignes électriques.

 

Effectifs des Espèces ciblées

 

Espèces Effectifs comptés Espèce protégée
Grue cendrée 17607 ·
Goéland leucophée 3891 ·
Choucas des tours 2684
Cigogne blanche  458 ·
Vanneau huppé 359 ·
Corneille noire 311
Ibis falcinelle 273 ·
Mouette rieuse 201 ·
Grand cormoran 199 ·
Mouette mélanocéphale 178 ·
Corbeau freux 74
Milan royal 66 ·
Grande Aigrette 63 ·
Héron garde-bœufs 57 ·
Héron cendré 56 ·
Buse variable 36 ·
Faucon crécerelle 32 ·
Cygne tuberculé 27 ·
Oie cendrée 26
Aigrette garzette 24 ·
Busard des roseaux 24 ·
Canard colvert 21
Busard Saint-Martin 12 ·
Épervier d’Europe 9 ·
Faucon émerillon 7 ·
Cigogne noire 4 ·
Faisan de Colchide 4
Aigle botté 3 ·
Perdrix rouge 2
Courlis cendré 1 ·
Faucon pèlerin 1 ·
Goéland cendré 1 ·
Oedicnème criard 1 ·

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIGNE THT : Comptage d’oiseaux sur le « Fuseau de moindre impact » – 26 janvier 2025

Nous vous invitons à rejoindre les bénévoles de l’association NACICCA le dimanche 26 janvier 2025 de 7h30 à 11h00 pour un grand comptage des oiseaux emblématiques de notre territoire et menacés par la ligne aérienne THT 400 000 volts. L’objectif de cette opération est de mettre en évidence les déplacements quotidiens et incessants des grands oiseaux en Terre d’Argence, Camargue et Crau en particulier sur le périmètre du fuseau dit « de moindre impact », afin de montrer le risque de collision entre l’infrastructure THT et l’avifaune dans ces territoires. L’opération est ouverte à toutes et tous.

 

Rejoignez le point le plus proche de chez vous ou contactez-nous à contact@nacicca.org et nous vous indiquerons où votre aide sera la plus utile.

 

A l’issue du comptage, nous nous retrouverons pour un débrief et un point presse aux tables de pique nique située au bord du Rhône derrière le Musée Départemental d’Arles Antique à partir de 11h15.

 

La rencontre sera suivie d’un pot de l’amitié et de la lutte.

 

Le protocole proposé est le suivant :

  • Un ornithologue confirmé par point d’observation. Un point fixe d’observation de 7h30 à 11h, les équipes ne changent pas de point et ne se déplacent pas.
  • Il s’agit de relever les présences des oiseaux en vol dans un périmètre donné, correspondant à un morceau du fuseau, selon une carte à disposition.
  • Indiquer l’espèce, le nombre, l’heure des individus traversant ou se posant dans cette zone. Bien qu’il soit délicat de jauger l’altitude, retenir les observations des oiseaux jusqu’à une soixantaine de mètre de hauteur. Ne pas prendre les oiseaux haut en altitude.
  • Espèces cibles : Grue cendrée, Flamant rose, Cigogne blanche, Cygne tuberculé, Oie cendrée, Héron cendré, Grande aigrette, Aigle de Bonelli, Buse variable, Milan royal, Busard des roseaux, Busard St-Martin, autre gros rapaces, Outarde canepetière, Ganga cata.
  • Pour être observateur référent, contactez-nous et nous vous proposerons un point d’observation avec la carte associée. Pour être accompagnant, nous vous proposerons de rejoindre le point le plus proche de chez vous (adresse et coordonnée du point)

 

4 secteurs identifiés : Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 1 au Nord d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer) Trouvez-le point le plus proche de chez vous dans le secteur 2 à l’ouest d’Arles Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 3 au sud d’Arles, de part et d’autre du Rhône

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 4 des Marais du Vigueirat et de la Crau

Pour nous rejoindre : contact@nacicca.org

 

→ Le dossier complet ici

LIGNE THT : Comptage d’oiseaux sur le « Fuseau de moindre impact » – 24 novembre 2024

Nous vous invitons à rejoindre les bénévoles de l’association NACICCA le dimanche 24 novembre 2024 de 8h00 à 11h00 pour un grand comptage des oiseaux emblématiques de notre territoire et menacés par la ligne aérienne THT 400 000 volts.

L’objectif de cette opération est de mettre en évidence les déplacements quotidiens et incessants des grands oiseaux en Terre d’Argence, Camargue et Crau en particulier sur le périmètre du fuseau dit « de moindre impact », afin de montrer le risque de collision entre l’infrastructure THT et l’avifaune dans ces territoires.

L’opération est ouverte à toutes et tous.

Rejoignez le point le plus proche de chez vous ou contactez-nous à contact@nacicca.org et nous vous indiquerons où votre aide sera la plus utile.

A l’issue du comptage, nous nous retrouverons pour un débrief et un point presse aux tables de pique nique située au bord du Rhône derrière le Musée Départemental d’Arles Antique à partir de 11h15, La rencontre sera suivie d’un pot de l’amitié et de la lutte.

Le protocole proposé est le suivant :

  • Un ornithologue confirmé par point d’observation.
  • Un point fixe d’observation de 8h à 11h, les équipes ne changent pas de point et ne se déplacent pas.
  • Il s’agit de relever les présences des oiseaux en vol dans un périmètre donné, correspondant à un morceau du fuseau, selon une carte à disposition.
  • Indiquer l’espèce, le nombre, l’heure des individus traversant ou se posant dans cette zone. Bien qu’il soit délicat de jauger l’altitude, retenir les observations des oiseaux jusqu’à une soixantaine de mètre de hauteur. Ne pas prendre les oiseaux haut en altitude.
  • Espèces cibles : Grue cendrée, Flamant rose, Cigogne blanche, Cygne tuberculé, Oie cendrée, Héron cendré, Grande aigrette, Aigle de Bonelli, Buse variable, Milan royal, Busard des roseaux, Busard St-Martin, autre gros rapaces, Outarde canepetière, Ganga cata.
  • Pour être observateur référent, contactez-nous et nous vous proposerons un point d’observation avec la carte associée.
  • Pour être accompagnant, nous vous proposerons de rejoindre le point le plus proche de chez vous (adresse et coordonnée du point)

30 points d’observation ont été identifiés (cliquez sur la carte pour zoomer en ligne).

 

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 1 au Nord d’Arles (ouvrez la carte dans un nouvel onglet pour zoomer)

Trouvez-le point le plus proche de chez vous dans le secteur 2 à l’ouest d’Arles

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 3 au sud d’Arles, de part et d’autre du Rhône

Trouvez le point le plus proche de chez vous dans le secteur 4 des Marais du Vigueirat et de la Crau

 

Pour nous rejoindre : contact@nacicca.org

 

THT : le fuseau de pire impact pour la Camargue et la Crau

Attendue officiellement pour le 27 septembre 2024, l’annonce du fuseau dit de « moindre impact » a déjà été révélé par les services de la Préfecture. Une catastrophe pour les territoires de la Terre d’Argence, la Camargue et la Crau.

Tout ça pour ça !

Ce fuseau ressemble comme deux goutes d’eau à une des 8 variantes proposées par RTE lors de la pseudo-concertation lancée il y a plusieurs mois. Des heures d’échanges, de réunions, des centaines de contribution de la part des citoyens, agriculteurs, acteurs du monde économique, associatif et culturel balayées d’une main méprisante pour ne retenir, ce qui est notre sentiment, un fuseau qui était déjà acté avant même le début du projet.

Notre solution alternative

Dans la continuité de sa tribune, le collectif « Stop THT » avec son groupe d’experts, a conçu une solution alternative, en s’appuyant sur des données publiques et sur des technologies d’ouvrages enterrées largement éprouvées en France.


Rappel

La capacité actuelle d’alimentation électrique de la Zone Industrialo Portuaire de Fos-sur-Mer avec des lignes 225.000 volts existantes est de 1,5 GW. Elle s’appuie sur :

  • La capacité de transport du réseau RTE
  • Le soutien en sécurité des 3 centrales à cycle combiné au gaz Combigolfe, Ponteau et Cycofos.

La consommation actuelle est de l’ordre de 0,9 GW.

Le réaménagement prévu par RTE de lignes existantes et notamment le passage en 400.000 volts du poste de Roquerousse (Salon-de-Provence) permettra d’apporter 1,2 GW supplémentaires. La capacité actuelle passera donc à un total de 2.7 GW (1.5 GW de capacité + 1.2 GW de réaménagement).

Besoins annoncés par RTE

Les besoins estimés pour 2030 sont de l’ordre de 4 GW et pour 2050 de l’ordre de 7 GW décomposés comme suit :

  • 5 GW pour la production d’hydrogène bas-carbone, soit 70% des besoins maximums
  •  à 1.5 GW pour des raccordements d’industriels déjà présents sur la zone et souhaitant décarbonner, soit 121% des besoins
  • 0.24 GW pour un projet de giga-industrie de panneaux solaires, soit 3% des besoins
  • 0.70 GW pour l’installation et le développement des data-centers, soit 10% des besoins
  • 0.3 GW pour la transition énergétique des particuliers et du secteur tertiaire (véhicules, chauffage…), soit 4% des besoins

Les 3 fondements stratégiques de la solution alternative proposée

  1. Une segmentation des besoins de transport pour répondre aux futurs besoins annoncés en électricité.
    Il faut distinguer à ce niveau les besoins directs sous forme électrique via la ligne THT et ceux issus pour la production d’hydrogène. Rien n’impose à l’Etat de choisir une « solution tout électrique à Fos ». Nous suggérons donc un mix électrique et hydrogène au niveau régional.
  2. Délocaliser la production d’hydrogène vers les sources d’énergie, d’eau et de stockage déjà existantes.
    La production d’hydrogène par électrolyse de l’eau peut se faire idéalement sur des sites ayant déjà des disponibilités sur le réseau RTE et d’eau en quantité durable. Deux sites dans l’hinterland du Grand Port Maritime de Marseille répondent parfaitement à ces critères : Aramon pour la production d’hydrogène et Manosque pour son stockage. Ce dernier possède déjà les cavités salines pour conserver du pétrole et du gaz naturel.

Quant au site d’Aramon, il possède trois avantages :

  • Une friche industrielle existante de 30 ha disponibles en lieu et place d’une ancienne centrale thermique au fuel lourd ; centrale en cours de démantèlement.
  • Un raccordement au réseau électrique existant sur une ligne 400.000 volts
  • La proximité immédiate du Rhône pour les besoins en eau utile à la production d’hydrogène avec un système de captation-rejet

Il sera très facile par la suite de transporter l’hydrogène produit par des pipelines de GRT Gaz. A Fos-Berre, il existe déjà des pipelines d’hydrogène et plusieurs projets sont en étude : BarMar entre Barcelone et Fos et son prolongement vers l’Allemagne par le projet Hy-FEN entre Fos et Nancy.

Cette proposition est cohérente avec les apports annoncés d’hydrogènes par pipelines à Fos par le maillage BarMar, Manosque et Aramon et par voie maritime via le vecteur NH3 (terminal d’ammoniac chez Elengy Tonkin).

3.    L’expertise RTE pour des câbles enfouis ou ensouillés
En alternative aux lignes aériennes, il est possible de réaliser des liaisons à câbles enterrés pour le transport de l’électricité en courant continu auxquelles il faut adosser des stations de conversion à chaque extrémité des liaisons souterraines à courant continu. Il en va de même pour la technologie d’ensouillage dans un fleuve, une mer ou un océan.

La solution alternative consiste donc à apporter à Fos-Marseille les 4 GW supplémentaires comme suit :

  • 2 GW en courant continu entre Jonquières St-Vincent et Fos-sur-Mer avec RTE
  • 2 GW en H2 transporté depuis Aramon et/ou Manosque à Fos avec GRT Gaz

AG DE NACICCA LE 13 AVRIL 2024

Rendez-vous à 18h00 à l’Angerie, 38 rue Genive à Arles.

Nous serons ravis de vous accueillir lors de notre Assemblée Générale 2023 qui aura lieu le *Samedi 13 avril 2024 *à l’Angerie, 38 rue
Genive 13200 Arles.

Ce sera l’occasion de faire le point sur nos activités en 2023 et de
continuer à se  mobiliser contre les projets délétères qui menacent
notre territoire.

  • contournement autoroutier d’Arles
  • ligne THT 400 000 Volts entre Jonquière – Fos
  • liaison autoroutière Fos-Salon

Nous vous proposons une soirée en deux temps, avec une  première partie consacrée à l’AG suivie d’une projection du film inspirant :
Irréductibles d’Olivier Dubuquoy.

Irréductibles est une histoire d’hommes et de femmes qui ont gagné des batailles qui semblaient perdues d’avance. Blocage de centrale nucléaire, sabotage pour mettre fin à des pollutions en mer, ZAD pour protéger la
forêt… parfois dans la non violence, parfois dans la clandestinité, tous ont en commun d’être victorieux dans leur lutte.
Nous vous attendons nombreuses et nombreux !

Programme détaillé de la soirée :
17h30 Accueil
18h00 Début de l’Assemblée Générale 2023

L’ordre du jour est le suivant :

1) Présentation du rapport moral
2) Présentation des activités 2023
3) Présentation du rapport financier 2023
4) Renouvellement du conseil d’administration
5) Questions diverses

L’Assemblée Générale est ouverte à toutes et tous, vous pouvez donc
venir accompagné.es si vous le souhaitez, mais seuls les adhérent.es à
jour de leur cotisation 2023 pourront prendre part aux votes.

En cas d’empêchement, vous pouvez vous faire représenter par un autre
membre de l’association muni d’un pouvoir régulier. Merci dans ce cas de
remplir le pouvoir ci-joint et nous le retourner au plus tôt.

19h30 Pot de l’amitié offert. Grignotages à partager, apportez vos
meilleurs recettes.

20h00 Projection du film documentaire : Irréductibles d’Olivier Dubuquoy.

21h00 Temps d’échanges

PETITION DU COLLECTIF THT : NON À LA LIGNE THT 400.000 VOLTS

RTE (Réseau de Transport et d’Électricité) a lancé le 12 février, une concertation publique concernant l’implantation d’une ligne aérienne Très Haute Tension de 400.000 volts qui pourrait traverser la Camargue, la Crau, les Alpilles ou la Terre d’Argence. 

  • longue de 65 km, elle relierait Jonquières Saint-Vincent (30) à Fos-sur-Mer (13)
  • en aérien
  • plus de 180 pylônes de 50 à 60m de haut (l’équivalent d’un immeuble de 15 à 20 étages)
  • elle traverserait la réserve de biosphère de Camargue, 2 sites zones humides d’importance internationale, 21 sites Natura 2000, 2 parcs naturels régionaux (Camargue et Alpilles), 3 réserves nationales (Crau, Vigueirat et Camargue), 4 réserves régionales (Ilon, Poitevine, Pourra, Tour du Valat).

Même si nous sommes favorables à la décarbonation du site industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, nous refusons, qu’une fois de plus, la Camargue, la Crau, les Alpilles ou la Terre d’Argence et leurs habitants soient sacrifiés. Ces territoires sont exceptionnels, il faut les protéger !

2 hypothèses de fuseaux sont retenues : l’ouest et l’est avec des variantes transversales.

Nous refusons ce projet en l’état et ses conséquences désastreuses :

→ Destruction d’espaces naturels
Notre territoire recèle des milieux particulièrement riches et abritant une faune et une flore diversifiées et d’importance internationale.

Ce qui risque d’être détruit

→ Disparition de terres agricoles
De nombreux pylônes seront implantés au cœur de plusieurs zones agricoles. Dans un contexte de tension globale, nos terres agricoles, garantes de notre autonomie alimentaire, sont parmi nos biens les plus précieux. De manière générale, 70 à 80% des pylônes électriques implantés en France le sont sur des zones agricoles.

→ Une atteinte aux sites patrimoniaux 

347 monuments historiques se trouvent dans l’aire d’étude, 6 sites patrimoniaux remarquables, 12 sites classés et 17 inscrits.

→ Des paysages et des cadres de vie à protéger
La Camargue, la Crau, les massifs des Alpilles et de la Montagnette, la Terre d’Argence sont des espaces de vie partagés par tous, nos enfants, nos familles, nos visiteurs qui aiment venir visiter et se réfugier dans ces havres de paix. Cette opération dans sa configuration actuelle viendrait à anéantir irrémédiablement ces lieux et ces paysages tant la visibilité de cette superstructure sera maximale.

→ Des craintes sur la santé des habitants
Le Centre international de recherche contre le cancer (Circ), l’agence spécialisée de l’OMS pour la recherche sur le cancer, a classé en 2002 les champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences (ceux émis par les installations électriques et les dispositifs de transport de l’électricité) comme cancérogènes « possibles » pour l’homme.

L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) a émis plusieurs mises en garde sur les champs magnétiques à basses fréquences, générés notamment pas les lignes à haute tension. Selon l’agence sanitaire, ils représentent un risque « possible » de leucémie chez les enfants vivant à proximité.

→ Une solution démesurée pour quelques intérêts privés
Moins de 10 entreprises sont aujourd’hui concernées par la question de la décarbonation de leurs activités. Et face à elles, c’est une population de plus de 100.000 personnes qui en subira les conséquences.

Des solutions alternatives existent. Nous demandons à RTE de les analyser de manière objective, honnête et contradictoire :

  • Enfouir la ligne sous les infrastructures routières existantes, ce qui permettrait de limiter au maximum l’impact de la ligne sur les paysages et la biodiversité. C’est une technique au point.
  • Faire passer la ligne dans le Rhône, puis dans la Méditerranée jusqu’à Fos. 
  • Questionner les besoins des industriels sur un mix énergétique varié : électricité/hydrogène/énergies renouvelables.

La pollution ou la « chose électrique » ?

C’est en substance le choix qui est laissé aux citoyens dans le cadre du projet d’une ligne de 400.000 volts entre Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard et la commune de Fos-sur-Mer.

NACCICA a eu le privilège de pouvoir assister à cette première réunion de présentation le 16 novembre 2023. Possibilité qui n’a pas été offerte à de nombreux autres acteurs du territoire, gentiment « évités » à cette session d’ouverture et interdit d’entrée le jour même. Alors qu’il y avait encore de nombreux sièges vides, nous dénonçons ce premier déni de démocratie, signe d’une volonté de concertation toute relative.

Le fantasme techniciste de la décarbonation

Le projet, porté par RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France, a pour objectif de tirer une ligne électrique aérienne à deux circuits de très haute tension sur une distance de 65 km entre les postes de Jonquières et celui de la Feuillane à Fos.

L’objectif avoué est de participer à la décarbonation de la Zone Industrialo-Portuaire (ZIP) de Fos et notamment ses 3 raffineries et 2 terminaux méthaniers. Cette dernière est le deuxième site le plus émetteur de gaz à effet de serre de France après Dunkerque.

Une fois de plus, la sobriété, un pilier fondamental de la transition écologique exigée par un nombre grandissant d’experts, d’institutions et d’associations comme NACICCA reste dans l’angle mort des pouvoirs publics. Sans transformations profondes de nos modes de vie et de production, la France ne sera jamais à la hauteur des enjeux environnementaux.

Que se passera-t-il quand notre territoire sera un des plus gros consommateur d’électricité en France et que ses coûts de production ne cesseront d’augmenter comme c’est déjà le cas en ce moment ? Quelle sera l’étape d’après, une centrale nucléaire aux portes de nos maisons comme évoqué par le chef de l’Etat ?

Une autoroute de plus !

Les travaux, s’ils passent la phase de concertation, débuteraient en 2028 pour un investissement de 300 millions d’euros. L’aire d’étude du tracé a été présentée sur la base d’une bande de 48 km de long sur 14 de large pour plus de 600 km ² au total. Elle concerne 10 communes :

  • 5 dans les Bouches-du-Rhône : Arles, Saint-Martin-de-Crau, Tarascon, Fos et Port-Saint-Louis
  • 5 dans le Gard : Beaucaire, Bellegarde, Fourques, Jonquières, Vallabrègues

Après validation de l’aire d’étude associée au projet, une analyse multicritère précise sera menée à l’intérieur de cette aire d’étude de façon à déterminer des fuseaux de passages possibles.

Une autoroute de pylônes de 50 mètres de haut qui se verront aussi bien que la fameuse Tour Luma et qui viendra s’ajouter à la balafre attendue du futur contournement autoroutier d’Arles.

Un projet colossal aux enjeux environnementaux et sociaux très importants

La concertation n’a pas vraiment le droit au loupé, car ce projet colossal devra acheminer une énorme quantité d’électricité : 5.000 mégawatts, l’équivalent de la consommation annuelle de cinq millions de personnes. Il permettrait de doubler la consommation d’électricité de notre région.

En l’état actuelle l’aire d’étude impacterait :

  • 1 réserve de Biosphère (Camargue)
  • 2 sites Ramsar (Zone humide d’importance internationale) (Camargue et Petite Camargue)
  • 21 sites Natura 2000
  • 75 zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique
  • 9 zones importantes pour la conservation des oiseaux
  • 2 parcs naturels régionaux (Camargue et Alpilles)
  • 3 réserves nationales (Coussouls de Crau, Marais du Vigueirat et Camargue)
  • 4 réserves régionales (L’Ilon, Poitevine-Regarde-Venir, Pourra-Ranquet et Tour du Valat)
  • 10 espaces naturels sensibles

Nul besoin de préciser que les enjeux biodiversité sont considérables sur ce dossier. Sans compter les atteintes possibles à certains sites pour leur intérêt paysager remarquable.

NACICCA reste très vigilant sur ce dossier. Alors que notre territoire accueille de nombreuses réserves naturelles et d’espaces naturels sensibles, les enjeux d’acceptabilité s’annoncent immenses. La concertation du public est prévue pour le 1er trimestre 2024.


Toutes les cartes sont tirées du Dossier de Présentation de l’Aire d’Etude (DPAE)

Enquête publique relative au Contournement Ouest de Nîmes

Toutes deux opposées au projet de contournement autoroutier d’Arles, les associations NACICCA et Changeons d’Avenir sont très sensibles et suivent avec attention le projet de Contournement Ouest de Nîmes, maillon supplémentaire d’un réseau autoroutier et routier qui cherche à croître depuis les infrastructures portuaires du Grand Port Maritime de Marseille.

A la lecture du dossier d’enquête publique on devine rapidement que le projet du Contournement Ouest de Nîmes (CONIMES) a été conçu au courant du siècle dernier par ses promoteurs pour accélérer le transit routier Nord Sud à travers le département du Gard, et en particulier le transport de marchandises, en imaginant y attirer les flux issus de l’axe international que représente l’A9.

De nombreuses propositions alternatives pour développer une mobilité durable au sein de l’agglomération sont pourtant sur la table, et les associations locales sont prêtes à contribuer à leurs réalisations. Malheureusement ces solutions ont été balayées du revers de la main par la DREAL.

Nous pouvons citer évidemment l’amélioration des croisements existants entre RN106 et D40, entre RN106 et RN113, qui sont tous deux les points noirs de circulation. D’autres exemples comme l’amélioration de la desserte ferroviaire entre Alès et Nîmes, la
réutilisation de la plateforme de la voie ferrée Nîmes Sommières, l’amélioration des transports en commun au sein de l’aire urbaine de Nîmes.

PV de l’Assemblée Générale 2022

Bon, d’accord, ce n’est pas ce qu’il y a de plus glamour à lire en ce moment. Mais au moins c’est du concret !

Vous y trouverez l’ensemble des actions menées par votre association sur l’année.

Cette Assemblée avait placé le projet du contournement autoroutier d’Arles au cœur de la journée. Avec notamment, une visite guidée sur place des atteintes qui seront portées aux laurons, résurgences alimentées par la nappe phréatique de Crau.

Ces résurgences sont des puits naturels, ouverts dans les alluvions récentes de la Crau d’où  jaillit une eau claire, douce et   fraîche   qui   se   répand   dans les   marais.   L’excellente qualité de l’eau qui en est issu permet l’expression d’habitats et espèces très rare en Méditerranée comme les marais à marisque, l’agrion de mercure ou encore la gentiane pneumonanthe.

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