Archives de catégorie : Compensation Ecologique

Cossure : un exemple à ne pas suivre ?

 

Regards critiques sur la première expérience de compensation par l’offre initiée en France

 
 

La compensation de la biodiversité a actuellement le vent en poupe en France. C’est particulièrement le cas de la compensation par l’offre largement soutenue par le ministère de l’écologie. Un article paru dans le dernier numéro du Courrier de la Nature (revue éditée par la Société Nationale de Protection de la Nature : http://www.snpn.com/spip.php ?rubrique21), et écrit par deux membres de NACICCA, pointe les faiblesses majeures et inquiétantes de ce dispositif tel qu’il a été testé grandeur nature par la filiale biodiversité de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) sur le site de Cossure en Crau.

 
 

Le constat est inquiétant car les réserves d’actifs naturels (ou banques de compensation) ont été introduites par amendement dans le projet de loi Biodiversité qui doit être adopté par le parlement cet automne. Il est à noter que ce travail critique a été présenté lors d’un colloque sur les mesures compensatoires en présence du directeur général de la CDC biodiversité et du ministère de l’environnement. Ces derniers n’ont apporté aucune réponse satisfaisante aux questions très concrètes posées par notre travail.

Bonne lecture à tous

La compensation ne doit pas être un droit à détruire

 

Les décompenseurs en lutte est un groupe de contre-expertise des mesures compensatoires qui s’est constitué autour du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le résultat de leur travail vient de paraître. Dans leur critique ils mettent en évidence une sous-estimation des surfaces impactées et une sous-estimation de besoin de surfaces pour compenser les dégâts. Mais le plus important est certainement la mise en évidence d’un problème de fond sur l’approche « fonctionnelle » utilisée dans ce projet.

 
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La nature, dernière conquête de la finance

De l’argent comme il n’y en a jamais eu s’apprête à remplir les caisses des associations de protection de la nature. Cette nouvelle manne viendra des développeurs publics ou privés dans le cadre de la mise en place de mesures pour compenser la destruction de la biodiversité. En guise de droit à détruire, le développeur achètera sur des marchés spécialisés des « actifs de nature », finançant ainsi l’acquisition de terrains de remplacement que des associations ou des bureaux d’étude se chargeront de protéger ou de restaurer. Étant donnés les montants en jeu, il n’est pas étonnant que ce mécanisme suscite peu de critiques de la part d’associations pour lesquelles la pénurie a toujours été de règle (mais voir le point de vue exprimé il y a quelque temps déjà sur ce site dans l’article intitulé Biodiversité le piège des mesures compensatoires). Pourtant, cette histoire risque bel et bien de faire une victime, la nature, en passe de devenir l’une des dernières conquêtes de la finance.

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